[Rennes] Sept interpellations dans l’affaire du motard qui avait braqué les manifestant·e·s le 27 avril

Lors d’une manifestation "Ni Le Pen, ni Macron", le 27 avril, à Rennes, un motard de la police, pris à partie par des manifestant·e·s, avait sorti son arme de service au niveau du pont Féval. Il avait alors visé un des manifestants.

Ce fonctionnaire et un autre motard, présent lors de l’évènement, avaient porté plainte le lendemain pour violence sur personne dépositaire de l’autorité publique. L’enquête a été confiée à la surêté départementale.

Ce mardi 30 mai, sept personnes ont été interpellées à Rennes et placées en garde à vue au commissariat dans le cadre de cette enquête.

Dernière minute (31 mai) : Cinq camarades sont passés en comparution immédiate cet après-midi et ont été placés en préventive en attendant leur procès le 21 juin. Ils avaient tous demandé un délai pour préparer leur défense, avaient tous des garanties de représentation et ont tous été envoyés en prison lors d’une audience d’une rapidité sidérante. Ils ont été, en plus, divisés dans des centres pénitentiaires différents !

Une sixième personne a été présentée à un juge pour enfants et la septième libérée mardi dans la soirée.


Les autres communiqués
  • Le communiqué du collectif contre la criminalisation du mouvement social

    Mardi 30 mai, 6h, à Rennes. Des policiers font sauter des portes : bélier, boucliers, cagoules, armes de poing, fusils d’assaut. Des appartements sont retournés et sept personnes arrêtées.
    Un mois plus tôt, lors d’une manifestation, un motard de la police nationale dégainait son arme de service et mettait en joue les manifestants qui lui hurlaient de baisser son pistolet.
    La manifestation Ni Le Pen Ni Macron du 27 avril 2017
    Pendant l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, le 27 avril dernier, des rassemblements et des manifestations ont lieu dans toutes les grandes villes de France avec pour mot d’ordre "Ni Le Pen Ni Macron". À Rennes, le centre-ville est complètement bouclé et occupé par des centaines de policiers casqués et armés. Malgré cela, 1500 à 3000 manifestants se retrouvent dans une ambiance festive. Afin d’éviter d’être nassés pendant plusieurs heures comme ce fût le cas lors de la manifestation précédente le 23 avril, le cortège s’élance dans un parcours improvisé.(...)

  • Le communiqué de Sud-PTT 35

    (...) Il s’agit bien d’un contexte d’affrontement. Et c’est dans ce contexte d’affrontement qu’a eu lieu l’altercation avec les motards ouvrant la voie aux brigades d’intervention..
    Heureusement, il faut faire remarquer qu’aucun policier n’a été blessé et qu’aucun manifestant n’a été éborgné ou tué, un des motards ayant sorti son arme.
    Nous rappelons que toutes les plaintes déposées contre les violences policières, pourtant circonstanciées ont été classées sans suite (sauf celle à l’encontre des policiers de la SIR qui ont éborgné l’étudiant en Histoire, semble-t-il). (...)

  • L’enquête de Lundi matin

    Rennes, mardi 30 mai, 6h00 du matin heure locale, – cagoules, béliers, portes défoncées et fusils d’assauts –, des dizaines de policiers mènent 6 perquisitions simultanées aux quatre coins de la ville.
    7 personnes sont interpelées dont 2 mineurs.
    Un mois plus tôt, le 27 avril, en plein entre-deux tours, plus de 2000 personnes avaient manifesté à Rennes pour s’opposer tant à Le Pen qu’à Macron. Répondant à l’appel « On vaut mieux que ça » des dizaines d’autres rassemblements s’étaient tenues ce jour-là dans les grandes villes de France.
    À Rennes, un incident avait pourtant émaillé la manifestation : un motard de la police nationale était descendu de sa moto, avait sorti son arme de poing et l’avait braquée sur les manifestants. La scène, captée par des journalistes sur place était devenue virale sur les réseaux sociaux (...)

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  • Lire aussi : [C&F] Quand les policiers dégainent dans les manifestations.

    Le fait qu’un agent de police ait braqué son arme sur des manifestants le mois dernier à Rennes n’est pas tout à fait une nouveauté.
    Pourtant, comme disait un vieux sage : « Si j’avais sorti mon arme, je serais passé du statut de héros à zéro ».
    Le 27 avril dernier, lors d’un défilé à Rennes en réaction aux résultats du premier tour de l’élection présidentielle, un policier a sorti son arme et braqué les manifestants. Le lendemain, la préfecture justifiait le comportement du fonctionnaire invoquant la « légitime défense ». Légitime défense contre quoi ? (...)
    Ces deux dernières années, on a pourtant vu apparaître de plus en plus régulièrement des armes à feu aux abords des manifestations.
    Il convient en premier lieu de se souvenir de ce qu’il s’est passé lors de la manifestation du 26 mai (contre la Loi Travail) à Paris. Ce jour-là, un policier en civil qui infiltrait le cortège avait été repéré et désigné par des manifestants. Contraint de quitter la manifestation il n’avait pas pu s’empêcher de provoquer la foule, d’abord avec sa matraque télescopique, puis avec son arme de poing. (...)

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Article publié initialement sur expansive.info

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