Quand la police pleurniche, le parisien s’assoit sur la présomption d’innocence

Que la police se donne des airs putschistes tout en revendiquant le droit de tuer plus facilement (parce que quand même, une enquête avec non-lieu, ou un blâme, c’est cher payé pour avoir zigouillé un moins-que-rien, une racaille...) cela n’inquiète pas le moins du monde la rédaction du parisien, par contre ce journal se sent obligé de faire tout un pataquès autour de quelques tags anti-flics retrouvés à la Sorbonne. Il faut les protéger, surtout psychologiquement, les pauvres petits, après une aussi "terrible attaque".

Le parisien, par sa politique éditoriale soutient donc implicitement la fameuse "présomption de légitime défense" (c’est à dire le permis de tuer), et zappe au passage la présomption d’innocence (la jeune femme n’a pas été condamnée...)

À mes yeux, la seule chose qui pourrait être reprochée à cette personne, si tant est qu’elle soit l’autrice de ces tags, serait qu’elle n’en ait pas fait plus.

Solidarité avec les faux et les vrais auteurs de tags anti-flics !

(Comme les articles sont désormais payant, le voici en intégralité)


Paris : l’auteur des tags anti-flics de la Sorbonne interpellée en Essonne

« J’ouvre une bouteille à chaque fois qu’ils ferment le cercueil d’un flic # Viry-Chatillon ». Cette inscription tracée à la peinture noire ainsi qu’un autre tag anti-flics avaient été découverts sur les murs de l’université Paris I-Panthéon Sorbonne le 11 octobre dernier... au lendemain de la terrible attaque à la Grande-Borne (Essonne) qui a failli coûter la vie à deux fonctionnaires de police, brûlés dans leur voiture.

Quinze jours après cette découverte, qui avait donné lieu à un dépôt de plainte du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, l’auteur présumé des inscriptions a été interpellé ce mercredi matin dans l’Essonne. Il s’agit d’une étudiante en philosophie âgée de 20 ans. Identifiée depuis plusieurs jours selon un proche de l’enquête, la jeune femme (dont la fac d’affectation n’a pas été précisée) a été arrêtée au domicile de ses parents dans l’Essonne.

Elle a aussitôt été placée en garde à vue dans les locaux de la BRDP (la brigade de répression de la délinquance aux personnes), le service de la PJ parisienne chargé de cette enquête pour « dégradation de biens » et « apologie de crimes et délits ». Une semaine après la découverte des tags à la Sorbonne, des inscriptions similaires avaient été découvertes dans les locaux de Jussieu. L’enquête n’a pour l’instant pas permis de déterminer s’ils étaient l’œuvre de la même étudiante.

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