P comme « pourris », S comme « salauds » : à bas le Front National !

Le PS, c’est avant tout l’état d’urgence, les kilomètres de promesses électorales qui finissent dans le mur de la « réalité » (celle des éxilés fiscaux ?), le CICE, la loi Rebsamen, la loi Macron et ses autocars en faillite, la loi « travaille ! », les milliards au patronat (qui se porte encore mieux qu’avant son arrivée au pouvoir), la journée de 12h de travail, l’explosion de la précarité et du chômage, le gel des retraites (...)

Le PS, c’est avant tout l’état d’urgence, les kilomètres de promesses électorales qui finissent dans le mur de la « réalité » (celle des éxilés fiscaux ?), le CICE, la loi Rebsamen, la loi Macron et ses autocars en faillite, la loi « travaille ! », les milliards au patronat (qui se porte encore mieux qu’avant son arrivée au pouvoir), la journée de 12h de travail, l’explosion de la précarité et du chômage, le gel des retraites, la baisse du fond alloué à l’insertion des personnes atteintes de handicap, les apprentiEs « gratuits », la hausse de la TVA, la destruction accélérée de l’hôpital, de l’école, de l’université, le barrage du Testet, le TAV et l’opération César, sans oublier Bure, Fessenheim, le GCO ou bien la mascarade de la COP21.

Le PS, c’est Macron le dit « anti-système » ministre, môsieur 5% premier ministre suivi par l’inénarrable Gazeneuve (après leur passage obligé à l’intérieur), le memorandum grec, le harcèlement policier des réfugiéEs, le déni de solidarité et l’emprisonnement/expulsion de milliers de mineurEs et de familles, les ventes de rafales, 5 guerres et les tonnes de bombes (françaises) qui vont avec, la perpétuation du pillage, le record de personnes incarcéréEs et donc la pérennisation de la surpopulation carcérale, la criminalisation de l’action syndicale, les milliers d’arrestations/mutilations/condamnations/perquisitions/assignations à résidence de « jeunes (ou moins jeunes) de banlieue »/militantEs/syndicalistEs/manifestantEs et la protection de tous les réacs qui peuplent ce pays de képis (il a bon dos Charlie !), la loi « renseignement », la surveillance de masse et le fichage de tous, la militarisation accélérée de l’institution policière et sa quasi-autonomie (sous le joug de l’« anti-terrorisme »), les meurtres, les sévices et les humiliations au faciès puis, parachèvement, les extensions respectives des deux principaux outils de la flicaille pour imposer cet ordre, c’est-à-dire la légitime défense (sur le modèle des militaires) et le délit d’outrage (sur le modèle des juges), offertes en catimini à tous les flics avant de quitter les ministères.

Leur élection est une farce sordide qui devient insoutenable.

Le comble du cynisme dans celle-ci étant qu’entre le stalino-mitterrandien parlementaire professionnel et le banquier ex-ministre ultra-libéral, le pantin PS de cette année soit présenté comme « le moins pire ». En bon « sos racistes », il a été désigné par son camp (le fameux « peuple de gauche » comme dit l’industrie de l’information) précisément sur la construction médiatique qu’il était lui, en bon libéral, « anti-raciste ». Les politiques mises en places par son parti, jusqu’à la dernière minute, vont non seulement dans le sens inverse mais, et c’est là le point majeur, construisent invariablement une fascisation de l’appareil d’État.

Le PS en 2012, c’était les mairies, les régions, l’assemblée nationale, le sénat et donc la présidence. Par des gens qui cumulent des milliers d’€ d’indemnités d’élus par mois, assortis des quelques scandales d’abus de biens sociaux, d’emplois fictifs ou de blanchissement de fraude fiscale qui caractérisent aussi ses concurrents électoraux.

Le PS, c’est la parole raciste et sexiste de moins en moins complexée au fil des ans de la part de ses divers représentants en mal de réélection. Les exemples ne manquent pas.

Le PS, c’est Théo, Amine, Adama, Rémi, Hocine et tous les autres dont les assassins ou tortionnaires en uniformes ne seront jamais jugés, condamnés ou inquiétés.

Quant à la justice, elle a le visage des procureurs judiciaires, médiatiques ou politiques qui accompagnent les flics surarmés par le PS et ses préfets. Ainsi, pour s’être révoltéEs contre la violence et l’arbitraire de l’État, des dizaines d’enfants sont jugéEs et condamnéEs au tribunal de Bobigny depuis le début de la médiatisation du combat judiciaire de la famille de Théo à l’encontre de ses violeurs, tandis que le PS ne cesse d’appeler au calme. Dans le cas présent, ce sont les représentants syndicaux de la police et la fameuse IGPN, la bonne vieille police des polices sous la tutelle de l’actuel ministre de l’intérieur Bruno Larouxtourne, qui justifient, entre autres, cette exaction, tentant de disculper une énième fois leur institution du racisme, de l’arbitraire et de la violence industrielle auxquelles elle soumet les populations.

Je pense que voter, en soi, est illusoire. Parfois, je préfère même le cortège de tête. Peu importe.

Voter PS, c’est comme voter FN, quel que soit le petit parvenu de merde servant d’alibi à votre culpabilité aujourd’hui. Quant aux petits stratèges de l’« Union de la gauche » qui se pavanent, se rêvant en nouveau Jaurès dans le but de ressusciter un cadavre, qu’ils mangent leurs morts !

Je mens ? La liste est encore longue :

Bilan du PS
PS (partout) :

Rapport Badinter, 2015 : « Des limitations peuvent être apportées aux libertés et droits fondamentaux si elles sont justifiées par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise. »

« Quant aux rôdeurs fascisants, passez votre chemin : vous ne trouverez rien ni personne à récupérer ici. Retournez dans les vastes cimetières du vingtième siècle. Vos rêves sont nos cauchemars. »

« Vive la révolution comme on dit »

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