Montreuil : les Rroms toujours à la rue, Bessac sous les huées, la lutte continue !

Que ce soit les agent·es municipaux ou les Rroms, pour le maire Patrice Bessac c’est cause toujours, tu m’intéresses pas. C’est pourquoi samedi 3 au soir, lors de la fête de la libération de la ville, le maire s’est fait fraîchement accueillir...

Voici le tract de l’association Rom réussite et du comité de soutien aux 13 familles :

Citoyen·nes Montreuillois·es, ce soir c’est le bal de la Libération

Nous ne gâcherons pas une fête qui symbolise la fin d’une série d’oppressions... mais il est indispensable que vous soyez informé·es de la situation grave et insupportable que connaissent 13 familles Roms, vivant à Montreuil depuis plusieurs années.

Ces 13 familles ont été expulsées du site dans lequel elles vivaient depuis plus de 6 ans. Leur expulsion est survenue au milieu de l’été, sans diagnostic social préalable de la Préfecture. Sans non plus que les familles aient été averties, ne serait-ce que par la municipalité. Elles se sont retrouvées sur le trottoir avec leurs jeunes enfants [1].

Cela fait maintenant 40 jours [au 3 septembre] que les familles en sont réduite à dormir dans l’espace public, au gré des interventions policières qui les chassent d’un lieu à l’autre. Chaque jour voit la situation se détériorer. Les enfants sont rentrés à l’école dans un état de très fort stress. La municipalité se déclare maintenant impuissante, tout comme la ministre en charge du logement.

De nombreux/ses citoyennes sont mobilisé·es, en soutien aux associations, pour amener les pouvoirs publics à résoudre cette situation. La préfecture, après plusieurs semaines, a démarré, ce qui est dans ses obligations légales, un diagnostic social avec les familles : c’est un premier pas, bien limité, et qui ne résoud pas l’urgence.

Car il y a urgence, sociale et humanitaire. Avant que des solutions réelles ne se dessinent, les familles ont besoin d’un répit, et d’abord d’un hébergement. Lamentablement, les pouvoirs publics, dont la mairie, restent sourds à cette situation. Certain·es élu·es municipaux ont certes fait part de leur embarras, mais à quoi bon, si c’est pour conclure qu’elles et ils ne peuvent rien faire ?

En refusant de proposer une solution transitoire d’hébergement, toutes les autorités se font les complices d’un déni de respect des droits humains les plus élémentaires et portent une lourde responsabilité dans la détresse actuelle des familles.

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Notes

[1Ce qui risque d’entraîner leur déscolarisation à moyen terme (note du claviste)

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