Ni police, Ni charité : NOS DROITS !

Manifestation samedi 13 août, à 14h, pour les droits des réfugié-e-s et personnes migrantes, et contre le harcèlement policier.

Depuis plus d’un an, une guerre aux exilé-es sévit à Paris, Calais et partout en France. Plus de 30 camps se sont installés dans les rues de Paris et des bâtiments vides ont été réqui­sitionnés par des personnes solidaires révoltées par l’attitude des pouvoirs publics. Une des raisons principales de ces regroupements et de ces actions est une répression policière chaque jour plus forte. Elle vise principalement à invisibiliser celles et ceux qui fuient l’horreur éco­nomique, les catastrophes climatiques et les guerres.

C’est l’été, place à l’expulsion des camps de Roms, des squats, et aux rafles quotidiennes pour les sans-papiers et demandeur-ses d’asile dormant à la rue. Violences policières, gaz lacrymogènes, humiliations, OQTF, garde à vue, centre de rétention sont devenus la « politique d’accueil », justifiés par la police pour cause de “salubrité”. Ces dernières semaines des centaines d’OQTF ont été distribuées, et des rétentions en CRA injustifiées ont eu lieu.
Non contents d’être illégales, la mairie de Paris et l’État se permettent tout !

Face au racisme institutionnel et contre la chasse à l’homme organisée les exilé-es dormant face à France Terre d’Asile déclarent :
A ceux qui se sentent concerné, nous demandeurs d’asile en france, vivons une situation extrêmement dramatique. Nous souffrons du froid, de la pluie et des agissements cruels de la police. Il y a parmis nous des enfants, des femmes et la police nous tire dessus des gaz lacrymogène. Elle nous emmène dans des commissariats et nous distribuent des OQTF, nous demandons aux autorités française, qu’elles nous fournissent un logement, qu’elles facilitent les demandes d’asiles et respectent la dignité humaine.

Franchissement de seuil dans la criminalisation de la solidarité grâce à l’état d’urgence : suite au dernier rassemblement pourtant légalement déposé, deux personnes solidaires membres de collectifs ont été placés 10h en garde à vue et convoqué au tribunal pour organisation de manifestation illicite.

Nous migrant-es et personnes solidaires exigeons :

  • L’arrêt immédiat du harcèlement policier : rafles, gazage matinaux, arrachage et destruction de tentes et de duvets.
  • Le retrait de toutes les OQTF.
  • L’accélération des démarches administratives en Préfecture, à l’Ofpra et dans les PADA.
  • L’abandon des poursuites
    Nous rappelons que :
  • L’article 345-2-2 du code de l’action sociale dispose que : « Toute personne sans abri en situation de dé­tresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence. »
  • L’ordonnance du 11 octobre 1945 qui autorise la réquisition de logements vacants en cas de pénurie.
  • L’article 14 de la déclaration universelle des droits de l’Homme : « Devant la persécution, toute per­sonne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays. ».

Nous revendiquons :
Des papiers, un logement et la liberté de circuler et de s’installer pour toutes et tous.

Collectif Parisien de Soutien aux Exilé-es
Collectif la Chapelle Debout !
Collectif 5ème/13eme de soutien aux migrants d’Austerlitz

Manifestation de 14h à 18h, départ place de la bataille de Stalingrad

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