La Chapelle, Pajol, la caserne occupée...

Cet article présente le suivi détaillé de la lutte du 2 juin (jour de l’expulsion du campement de La Chapelle) jusqu’au 19 juin. (Un nouvel article prend le relai à partir de cette date et est consultable par ici : « L’appel de la Chapelle ! »). Suivi du harcèlement policier et du mouvement de solidarité depuis l’expulsion du camps de La Chapelle il y a deux semaine puis des expulsions de la rue Pajol et de la caserne de Château Landon.

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Vendredi19 juin :

Vendredi 19 juin (incomplet) :
Nouvel article par ici : L’appel de la Chapelle ! (suivi de la lutte)
(...)AG à la rotonde de Stalingrad à 17h30 avec les migrant-e-s laissés à la rue après les pseudo-négociations de l’OFPRA/préf/élus

  • 13h45 : analyse à chaud d’un camarade en lien avec des personnes sur place.
    « salut je ne suis pas sur place mais je recois des infos de plusieurs personnes sur place.
    D’après les infos reçues on peut faire deux hypotheses :
  • La premiere c’est que l’on assiste a une nouvelle dispersion des migrants. Il y a du chantage de l’OFPRA et de la Mairie de Paris, grosso modo c’est à prendre ou a laisser, et on fait comprendre que les CRS sont a proximité. Les lieux hebergements d’urgence au nombre de 6 sont disperses dans paris et un a pantin.
  • Deuxième hypothese, plus optimiste. C’est que malgré le contexte et la pression, il y aurait une promesse que l’hebergement durerait le temps nécessaire de la procédure, ce serait en quelque sorte un hebergement d’urgence de longue ou moyenne durée avec même des souplesses sur la procédure de dublin...

D’après mes infos la tres grande majorité des migrants de l’ordre de 90 % sont en train d’etre acheminés dans les hebergements d’urgence, il faudra ne pas laisser tomber ceux et celles qui restent.
Je suis d’un naturel optimiste, j ai le sentiment que vu l’organisation des migrants et la mobilisation des soutiens, sans parler de victoire on a peut etre marque un premier point, on verra.

Biensur à la seul condition que l’on reste mobilisé, même pendent les vacances d’été. »

  • 12h30 : les bus sont partis d’Eole, chargés de réfugié.e.s. Une poignée est restée sur place. Crainte de placement en CRA pour celles et ceux qui sont parti.e.s. Conférence de presse en cours à Eole ?
  • 11h45 : URGENT : besoin que TOUS LES SOUTIENS se tiennent près pour une éventuelle intervention policière. L’OFPRA fait une proposition de logements pérennes à tous les Migrants et Réfugiés mais les obligent à accepter maintenant sinon l’ordre d’évacuation sera donner. LES Réfugiés ont le droit de prendre leur temps pour répondre, et nous les invitons à le faire d’autant qu’une AG unitaire était envisagée aujourd’hui. MERCI de vous MOBILISEZ. Ils ont besoin de nous pour prendre le temps de se décider. Lu sur une des pages de coordination des soutiens.

Mardi 16 juin :

  • Plus de 2000 personnes ont manifesté ce mardi. Compte-rendus à venir.
  • La manifestation des partis et associations qui ne veulent pas mettre les pieds sur les jardins d’Éole est annoncée, sans consultation des migrant-e-s, à 18h30 au métro La Chapelle. Le départ sera donc à 18h, avec les migrant-e-s, des jardins d’Éole (métro Stalingrad).

Lundi 15 juin :

  • à 18h : L’assemblée des migrants/soutiens se cordonne pour la manifestation de demain après-midi. Les migrants réaffirment leur volonté de continuer à lutter pour l’obtention des papiers, du droit d’asile et d’un logement.
  • à 21h : L’assemblée se conclut avec la communication des infos juridiques d’aide aux migrants et pour la coordination des jours suivants.
  • à 22h : Une autre nuit se prépare au campement du jardin d’Eole : tout soutien et nourriture, matelas et matériel hygiénique entre autres sont toujours les bienvenus.
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Hier 15 juin fin d’après-midi sur le campement

Dimanche 14 juin :

  • à 16h : Assemblée migrants/soutiens près du campement au jardin d’Eole
  • libération des migrants de Vincennes et du Ménil Amelot aujourd’hui. Les libérés de Vincennes ont reçu une OQTF (obligation de quitter le territoire français), cette mesure oblige à quitter la France par vos propres moyens dans un délai de 30 jours ou, dans des situations plus limitées, sans délai.

 Samedi 13 juin :

  • 19h30 : Les migrants s’apprêtent à passer une nuit de plus au Jardin d’Éole. Une soirée s’y prépare avec repas et musiques. Venez en soutien pour la soirée et même la nuit.
  • 13h : Des migrants sont toujours regroupés au Jardins d’Éole. Ils discutent de la suite à donner à leur mouvement. Une quarantaine de personnes sont sur place en soutien. Besoin de nourriture, médicaments de base, produits d’hygiènes, outils de cuisine, etc.
  • Des organisations politiques, syndicales et associatives proposent de leur côté une manifestation mardi prochain à 18h30

Vendredi 12 juin :

  • Plusieurs migrants actuellement au CRA de Vincennes passent au tribunal administratif ce vendredi dès 8h30 au TA de Paris, 7 rue de Jouy (métro St Paul). D’autres passeront samedi dès 8h30.
  • 14h20 : Plus de 70 migrant-e-s n’ont toujours pas d’hébergements d’urgence ! Ils ont décidé de se regrouper au jardin d Eole, au 45 rue d’Aubervillier 75018 Paris [métro Stalingrad ]. La solidarité est pour l’instant assurée par les habitant-e-s du quartier ! Besoin de tout ! La mobilisation continue !

Jeudi 11 juin : occupation de la caserne Château-Landon

  • Entre 40 et 60 migrants, laissés en plan, passent la nuit dans un parc du 19e (jardins d’éole, côté Stalingrad).
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Migrants dormant à la rue, nuit du jeudi 11 juin 2015, parc Eoles coté Stalingrad

Occupation en cours à l’angle de la rue Louis Blanc et de la rue de l’Aqueduc, une ancienne caserne de Pompiers. Les réfugiés continuent à réclamer des solutions pérennes.

  • minuit : Tout le monde est sorti, après que les migrants aient accepté 110 hébergements et la promesse d’un examen rapide de leurs demandes d’asiles. Plus d’infos à venir dans les jours qui viennent...
  • 22h40 : la situation s’est calmée à l’extérieur. 400 à 500 personnes sont à l’intérieur.
  • 22 h : nouvelle charge, matraquage et gazage des personnes en soutien. Plusieurs blessés en sang, au moins 3 personnes prises en charge par les pompiers. Les soutiens sont repoussés dans les rues autour, la volonté d’expulser la caserne semble évidente.
  • 21h50 : assemblée générale des migrants à l’intérieur de la caserne occupée.
  • 21h40 : Les CRS ont chargé et gazé les personnes devant, alors que des migrants tentaient de rejoindre l’occupation grâce à une échelle.
  • 21h15 : plus de 300 personnes sont devant la caserne. Les CRS, présents en nombre, continuent de mettre la pression. A l’intérieur, des banderoles ont été peintes : l’une d’entre elles, "Des logements pour tous", a été accrochée aux fenêtres. Du ravitaillement arrive encore. Les étages supérieurs ont été investis. Renforts bienvenus.
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  • 20h30 : plusieurs centaines de personnes sont arrivées en soutien et ravitaillent l’occupation à travers les fenêtres à cause des flics qui coupe toujours l’accès au bâtiment. La situation risque de durer et continue à être tendue alors hésitez pas à continuer à venir en soutien !
  • 19 h 21 : l’expulsion n’a pas réellement commencé. Les flics contrôlent toujours. Il bloquent l’entrée. Du coup des salariés de l’armée du salut, qui occupe (légalement elle) une annexe du bâtiment, sont bloqués à l’intérieur. Il ne s’agit pas d’une occupation de l’armée du salut mais bien d’un endroit vide de toute présence, comme il y en a tant à Paris ! A l’intérieur il y a également plusieurs élus, notamment du Parti de Gauche...
  • 18 h 50 : Les flics veulent expulser sur demande de la mairie... Ils sont devant l’entrée, dehors, une petite foule est là. Environ 300 personnes. Il y a eu des jets de gaz lacrymos apparemment...
  • 18 h 35 : 15 camions de CRS stationnées entre Stalingrad et la Chapelle. Besoin de soutien.
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  • 18 h 15 : Occupation en cours à l’angle de la rue Louis Blanc et de la rue de l’aqueduc. Une ancienne caserne de Pompiers.
  • 18 h 10 : La manif prend la direction de Stalingrad. Le cortège a gonflé. Plus de 800 personnes. Une dizaine de camionnettes de flics suivent le cortège.
  • 17 h 55 : Un cortège d’environ 500 personnes descend la Rue Marx Dormoy.
  • Les migrants sont soutenus par un collectif d’habitants du quartier. Ces derniers appellent au rassemblement.
  • 13h : La mairie annonce un hébergement éparpillé des migrant-e-s du Bois-Dormoy à travers ses associations gère-misère (Aurore et Emmaüs Solidarité). Outre que cette stratégie rappelle des situations similaires, la mairie tente de diviser les migrants qui luttent pour leur régularisation. Mercredi, une réunion des migrant-e-s (sans les soutiens) a tenu des propos clairs sur la question : refus des propositions qui amèneront à la division et au dispersement.
  • Mardi 9 juin, 8 migrants arrêtés samedi à la Chapelle passaient devant le tribunal administratif (TA) de Paris. Certains ont été libérés. Pas d’infos plus précises. Un nouveau passage devant le TA aura lieu ce jeudi à 14h pour les personnes arrêtées à Pajol (c’est rue de Jouy, métro Saint-Paul). Pour les expulsés de Pajol placés au CRA du Ménil-Amelot, l’audience aura lieu au tribunal administratif de Melun à 9h30 samedi 13 (43 rue du général de Gaulle).
Le passage devant le tribunal administratif a lieu quelques jours après le recours contre l’OQTF (Obligation de quitter le territoire français) déposé par la personne mise en rétention. Le tribunal juge la forme (OQTF correctement rédigé) et le fond (conformité avec le droit et les accords internationaux), mais pas sur les conditions d’arrestation (c’est le cas du juge des libertés et de la détention quelques jours plus tard). Le taux de libération en TA est très faible.
Pour plus d’informations, lire la brochure "S’organiser contre l’expulsion – Que faire en cas d’arrestation ?", en français, arabe, anglais et chinois :
  • Une quarantaine de migrant-e-s ont bien été placés en centre de rétention lors des différentes opérations /expulsions (samedi à La Chapelle, lundi à Pajol, ou en marge...). La plupart ont été placé aux CRA de Vincennes et du Ménil-Amelot. Deux femmes étaient au CRA de Cité (sous le palais de Justice), et peut-être deux personnes au CRA de Palaiseau.
  • Les migrants logés au Bois Dormoy vont être obligé de partir du jardin partagé. Visiblement l’association qui gère ce jardin partagé ne peut ou ne veut plus les héberger. Ça risque de bouger à nouveau demain. Il faut être présent en nombre.

Mercredi 10 juin :

  • Rassemblement ce mercredi à 18h au Bois Dormoy. Pression policière accrue. Adresse : Cité de la Chapelle, une perpendiculaire de la rue Marx Dormoy
  • Toute aide est bienvenue : y a besoin de serviettes de toilettes, produits d’hygiène, médocs, bache contre la pluie, clopes et puis juste de présence.

Y a une soixantaine de migrants (ça arrive et repart). Une trentaine de riverains filent des coups de main, des journalistes encore (certains migrants en ont vraiment marre d’être filmé dans leur intimité), c’est de l’organisation humanitaire (prise en main par des jeunes du pc, ou de l’unef, en mode banque alimentaire ou resto du cœur). Hier les élus ont fait leur show, aujourd’hui c’est plus calme. Aucune solution de la mairie pour un hébergement et pas d’alternatives non plus… Les flics en bagnoles passent toutes les 20 minutes. Certains souffrent encore des attaques de la police surtout des lacrymos. La bouffe ça a l’air d’aller, y a une caisse commune sur place. Il commence à y avoir des liens avec le camp du 13e aussi.
Des gens sur place
À faire tourner d’urgence !!
‪#‎welcomerefugies‬

  • la préf prévoit la construction d’un "centre d’hébergement d’urgence" dans le centre de rétention de Vincennes.
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Permis de construire placardé sur le CRA de Vincennes

Mardi 9 juin :

  • 19 h 45 : Ça se rassemble sous le métro aérien. Toujours beaucoup de monde. Les flics se sont retirés...
  • 19 h 35 : Le cordon des flics recule jusqu’à La chapelle sous la pression. Ambiance électrique.
  • 19 h 30 : La manif est bloquée par un cordon de CRS a l’angle rue Mac Dormoy et rue du département.
  • 19 h 15 : La manif descend le boulevard Max Dormoy. Toujours beaucoup de monde et une très bonne réception des gens du quartier.
  • 19 h  : Le rassemblement devient une manif. Ca part rue Riquet. Plus de 1000 personnes
  • 18 h 25 : Faute de mieux le rassemblement a lieux à l’angle de la rue Riquet et de la rue de Pajol. Environ 500 personnes pour l’instant mais ça risque de grossir puisque beaucoup de gens cherchent encore à accéder au rassemblement. Pour l’instant la sono est tenue par les politiciens.
  • 18 h 15 : Le rassemblement est interdit. Énorme dispositif policier. Les CRS bloquent la rue Pajol. Plusieurs centaines de personnes. Sur-représentation de la gauche institutionnelle avec de nombreux élues, venues comme hier se faire prendre en photo...
  • 13h10 : les migrants qui n’ont pas été placés en rétention sont toujours dans la rue. Quarante d’entre eux logent dans un jardin partagé du 18e arrondissement : le Bois Dormoy, cité de la Chapelle. Pas de solutions de relogement évidemment...
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  • 13 h : 8 migrants arrêtés samedi, 7 Erythréens et 1 Soudanais, passent au tribunal administratif (7 rue Jouy dans le 4e, m° les Halles) cet après-midi à partir de 14h…
  • 11 h : trente personnes auraient finalement été placées en rétention à Vincennes, seize au CRA de Mesnil-Amelot, et quatorze à Vincennes. Une militante est toujours en garde à vue depuis hier. Un rassemblement est appelé ce soir à 18 h devant la halle Pajol

Lundi 8 juin : expulsion de la rue Pajol

  • 22h15 : une quarantaine de migrants arrêtés cet après-midi rue Pajol ont été placés au centre de rétention administrative de Vincennes. Flics toujours présents sur l’esplanade. Un nouveau rassemblement est annoncé mardi 9 juin, à 18 h devant la halle Pajol.
  • 21h15 : après une tentative d’occupation d’un petit parking rue Pajol par des riverains, des soutiens et des migrants, une vingtaine de camionnettes de flics ont déboulé pour les dégager. La situation est à nouveau tendue.
  • 19h45 : au moins 20 migrants arrêtés lors de l’expulsion de l’esplanade de la halle Pajol sont arrivés au centre de rétention de Vincennes. Une cinquantaine de soutiens sont devant le commissariat de l’Evangile. 80 réfugié·es seraient encore retenus au commissariat.
  • 17h : l’expulsion en tant que telle est terminée, par contre un groupe attend devant le commissariat de la rue de l’Évangile les sorties éventuelle des migrants. Pour l’instant seuls les mineurs sont sortis, soit une dizaine de personnes sur la centaine d’interpellés. Il y a des chances que ce scénario se reproduise dans les jours à venir puisque la situation des migrants n’a pas bougé d’un pouce.
  • 16 h 45 : plus personne n’est encerclé par la police Mais les gens cherchent encore à bloquer le second car de police rempli de migrant·es. Si vous pouvez arriver en soutien, c’est toujours nécessaire. Au moins quatre personnes blessées.
  • 16h40 : à part ça, une journaliste de BFM a envoyé une gifle à un manifestant qui l’accusait de dire des conneries... Non seulement ils racontent n’importe quoi mais en plus ils jouent les gros bras...
  • 16h30 : De nombreux migrants ont réussi à se barrer en courant pendant la charge. Ils ont profité de la chaîne humaine crée par les soutiens. Par contre les soutiens quel qu’ils soient (élus compris) se sont tous fait taper. Les flics ont pas fait de distinguo. Un blessé grave chez les migrants part finalement avec les pompiers. Les manifestants tentent de ralentir le départ de deux bus pleins de personnes arrêtées.
  • 16h20 : Les flics ont chargé super violemment. Gazage assez important. Une personne fait visiblement une crise d’asthme à cause du gaz et se retrouve sur le trottoir à se convulser. Les flics ne font rien pour l’aider et empêchent les ambulances de passer.
  • 15h30 : Les flics recommencent à embarquer au compte goutte. Les réfugiés et soutiens résistent comme ils peuvent entourés par des dizaines de CRS et gendarmes mobiles.
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Expulsion lundi 8 juin sur l’esplanade Nathalie Sarraute (rue Pajol)
  • 15h15 : des renforts de gendarmerie mobiles importants ont permis aux flics de diviser l’esplanade et les manifestants en deux parties. Renforts de soutiens nécessaires.
  • 15 h : violences policières, au moins un blessé parmi les réfugié·es. 200 soutiens sur place, mais présence policière très importante. Le barnum installé sur place a été détruit. Un premier car serait arrivé au commissariat rue de l’Evangile.
  • 14 h 30 : les CRS ont commencé l’expulsion du campement de la rue Pajol. Besoin urgent de soutien sur place. Ils ont matraqué les soutiens, pour pouvoir embarquer les réfugié·es. Deux cars sont remplis de réfugié·es. Ils vont être emmenés au commissariat de l’Evangile (32, rue de l’Evangile, Paris 18e). C’est le lieu spécial utilisé par les flics parisiens pour les interpellations de masse. Les soutiens qui sont intervenus sont contrôlés, au moins une personne arrêtée.
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    Les CRS déployés pour embarquer les réfugié·es ce lundi à 14 h
  • 12h30 : Suite à une assemblée regroupant plusieurs dizaines de migrants (et fermée aux non-migrants), des réfugié·es du campement de Pajol ont annoncé le début d’une grève de la faim.
  • 12h : Moins de présence policière, mais les RG filment ostensiblement les personnes présentes. D’après certains élus, l’expulsion du campement d’Austerlitz devrait avoir lieu demain.

Dimanche 7 juin :

  • Communiqué des parents d’élèves du 18e :

    Mesdames, Messieurs,
    Nous collectif de parents d’élèves des écoles publiques du 18° arrondissement, sommes très en colère concernant la situation faite aux migrants qui campaient sous le métro à la Chapelle, en particulier depuis leur expulsion de mardi matin et le déploiement des forces de l’ordre. Cette présence policière envahissant l’espace public est plus agressive et plus violente pour nous et nos enfants que la présence des migrants. Nous sommes indignés que les squares, qui devraient être des espaces pour tous, soient désormais fermés et inaccessibles sans qu’aucune solution sérieuse ne soit proposée aux migrants. Nous avons pu constater les moyens déployés par les services de la ville : Direction de Prévention et de la Protection zélée pour évacuer le square Saïd Bouziri, Service Technique de la Propreté de Paris mobilisés pour faire disparaître tentes, matelas, couvertures… où est le service du logement ?
    Nous, riverains, pouvons attester que les personnes qui ont dormi à la Salle Saint Bruno, puis dans le square, puis sur l’esplanade Pajol sont bien ceux qui ont été expulsés de la Chapelle. Nous attendons de vous une solution pérenne pour mettre à l’abri et protéger la centaine de migrants, hommes, femmes, enfants, que les forces de l’ordre tentent inutilement de disperser.
    Depuis vendredi après-midi plusieurs d’entre-nous sont mobilisés, nous étions sur l’esplanade Nathalie Sarraute et avons apporté le soutien et la solidarité que nous estimons nécessaire. Nous comptons vivement sur votre sens de la liberté, de l’égalité, de la fraternité.
    Les migrants interrogent notre solidarité, sachons y répondre.

Point info dimanche 7 juin :
Samedi, une centaine d’expulsés de la Chapelle ont rejoint dans l’après-midi la manifestation antifasciste en hommage à Clément Méric. Après avoir descendu la rue Oberkampf depuis la sation Ménilmontant, malgré la pression policière, ils ont été bien accueilli et ont pris la tête de la manifestation. Arrivés à Ménilmontant, ils ont pris la parole aux côtés d’autres collectifs en lutte. Une caisse de solidarité a tourné et pu récolter de l’argent pour organiser un repas le soir même et acheter bâches et couvertures de survie (Ils ont perdu la plupart de leurs affaires lors de l’expulsion de la Chapelle).

Le soir, un repas chaud a pu s’organiser malgré la pression policière. De nombreux/ses voisin-e-s ont montré leur solidarité avec les expulsés, et ont apporté vêtements chauds, couvertures, et nourriture.

Samedi 6 juin :

  • 18h : Pour le moment, une centaine de personnes sont rassemblées devant l’auberge de jeunesse de la rue Pajol suite à l’appel diffusé aujourd’hui. Une cantine s’organise alors que la police continue à être très présente. Tous les soutiens sont les bienvenues !
  • 11h20 : le harcèlement continue : expulsion en cours de l’esplanade devant le gymnase Ostermeyer (Halle Pajol) où les expulsés ont passé la nuit. Soutien bienvenu.

Vendredi 5 juin :

  • 19 h : la manifestation fait une pause pour l’instant devant le gymnase Ostermeyer, rue Pajol. Toujours une importante présence policière. Soutien bienvenu !
  • 18h30 : le gymnase Ostermeyer, 22 rue Pajol (XVIIIe) a été investi par les manifestants. Les flics ont réussi à les évacuer assez rapidement et violemment. Regroupement sur l’esplanade du gymnase. Les gardes mobiles jouent l’épuisement.
  • 18 h : une grosse partie du cortège a été prise dans une nasse. Les flics poussent la nasse vers Marx Dormoy. Ils empêchent les manifestant·es de retourner au square de l’égise Saint-Bernard.

17h50 : départ en manif en direction de Marx Dormoy. Environ 150 personnes présentes. Toujours une forte présence policière.

17h30 : un migrant frappé par les flics et arrêté.

17h15 : les manifestants et migrants ont été divisés par les flics, pour qu’ils puissent contrôler des migrants. Les gendarmes mobiles chargent sur la place de la Chapelle.

17 h : après avoir tenté de forcer les manifestants de rentrer dans la ligne 2 au métro La Chapelle, la police les fait sortir. Le métro était bloqué depuis un quart d’heure. Une nasse a été organisée pour bloquer tout le monde, migrants et soutiens.

  • 16h30 : les "migrants" sont forcés de se replier vers le métro La Chapelle
  • 16h : plusieurs dizaines de migrants enfermés dans une nasse : soutien bienvenu !!
  • 15h30 : les flics ont encerclé le square devant l’église St Bernard et essaient d’en expulser les migrants
  • Vendredi 5 juin : la police intervient en force sur le square pour disperser migrants et soutiens.
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  • Le tract diffusé sur place :
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  • Jeudi 4 juin : Gros déploiement policier ce jeudi soir pour empêcher les "évacués" de la Chapelle laissés en plan d’investir l’église St Bernard (18e). Présence solidaire bienvenue les jours prochains (croisement rue Stephenson/rue St Bruno).
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Devant l’église St Bernard, jeudi 4 juin dans la soirée
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Devant l’église St Bernard, jeudi 4 juin dans la soirée

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