Festival du travail social

Festival du travail social - Résistance et solidarité le 14 mai à la bourse départementale du travail de Bobigny

Venez nombreuses et nombreux. L’entrée est gratuite.

9 h 30 : Ouverture des portes Accueil café/petit déj
10 h : Prises de parole dans l’auditorium
10 h 30 : « Le chœur populaire de la Seine St Denis », chansons sur le front populaire.

ATELIERS

(Salles du rez-de-chaussée)

10 h 30 – 12 h
Quelle place laissée à l’éducatif ?
Nous interrogerons les mouvements qui s’opèrent à la fois en prévention spécialisée, dans l’accompagnement des mineurs isolés étrangers, des jeunes majeurs et plus généralement dans le champ de la protection de l’enfance. Que signifie la place laissée à l’éducatif dans notre société ? Que voulons nous porter ? Comment faire le lien avec ce qui se joue aujourd’hui au sein de l’Education Nationale.

10 h 30 – 12 h
De l’État « social » à l’État policier
Comment penser et se positionner dans le réel en cours quand celui-ci est sous-tendu par l’enfermement, la mise au pas, les violences policières, le contrôle au faciès...? Le travail social peut-il échapper à faire régner l’ordre social ?

13 h 30 – 15 h

Financiarisation du travail social
2016 est marqué par l’essor de l’entreprenariat social et le lancement des investissements à impact sociaux. Quels en sont les enjeux, et comment cette financiarisation se met-elle en place. Nous réfléchirons aux résistances possibles.

13 h 30 – 15 h
Genre et travail social

Le genre est une construction sociale. Certaines professions sont perçues comme typiquement, voire exclusivement, masculines ou féminines. Les métiers des secteurs médical et social n’échappent pas à ces représentations. De quelles manières cela influence-t-il les pratiques ? Quel en est l’impact sur les rapports entre les personnes ? Comment faire évoluer ces représentations ?

15 h 45 – 17 h 15

Quand le micro devient politique
Une fois par semaine des patients d’un CATTP d’Asnières (centre d’accueil thérapeutique à temps partiel) et les soignants se retrouvent autour d’un dispositif radiophonique de groupe. C’est la « Radio sans nom ». Humapsy est une association créée en 2011 qui utilise la radio pour donner la parole à celles et ceux à qui elle est généralement confisquée.
Nous parlerons des espaces à partir desquels une parole peut émerger. Cet atelier se fera sous forme d’un enregistrement radio.

15 h 45 – 17 h 15

Mobilisations collectives, modes d’action, convergence des luttes
Cet atelier se propose de donner la parole à des étudiants et des professionnels du social engagés dans des mobilisations collectives originales pour la défense des métiers. Quelles sont leurs revendications communes ? Quelles sont leurs modes d’action, Comment s’en emparer pour amplifier les luttes et les faire converger ?

films

(Auditorium)

11 h 15
Les jours heureux de Gilles Perret, 97 minutes
« Entre mai 1943 et mars 1944, sur le territoire français encore occupé, seize hommes appartenant à tous les partis politiques, tous les syndicats et tous les mouvements de résistance vont changer durablement le visage de la France. Ils vont rédiger le programme du Conseil National de la Résistance intitulé magnifiquement : « Les jours heureux ». Ce programme est encore au cœur du système social français. »

13 h 15
Un monde sans fous de Philippe Borrel, 67 minutes
« La folie déborde dans les rues et en prison. Faute d’avoir trouvé, une prise en charge adéquate dans les services d une psychiatrie publique en crise, les malades psychotiques se retrouvent de plus en plus exclus. Et au même moment nous assistons au retour des chambres d’isolement, des camisoles et des médicaments administrés sous contrainte. »

14 h 45
Invente-moi un pays de Catalina Villar, 60 minutes
La réalisatrice a proposé à des enfants entre 8 et
12 ans vivant dans un Cada (Centre d’accueil pour demandeurs d’asile) en France de faire un film : un court métrage de fiction, dont le processus de fabrication serait également la matière d’un film documentaire.

16 h
Soley, de Yann Lévy et Thomas Noreille, 52 minutes
« A Port-au-Prince, Haïti, une chronique du quotidien de deux jeunes boxeurs. Palliant l’absence de politique jeunesse, luttant contre la misère ou l’attrait des gangs, ils se rêvent un futur de champion international. En présence du réalisateur Yann Lévy

17 h 30
Comme des lions de Françoise Davisse, 115 minutes
« Récit de deux ans d’engagement des salariés de PSA Aulnay (93) contre la fermeture de leur usine qui, en 2013, emploie encore plus de 3 000 personnes. Des immigrés, des enfants d’immigrés, des militants vivent l’expérience de la grève. Leur lutte met à jour les mensonges de la direction et l’impuissance de l’État à apporter une aide quelconque. »

19 h 30 /20 h Prises de paroles

20 h 15
Wesh, wesh, qu’est-ce qui se passe ?
de Rabah Ameur-Zaïmeche, 83 minutes
« Dans la cité des Bosquets, Kamel est de retour après avoir purgé une peine de prison. En attente d’expulsion vers l’Algérie, il tente, avec le soutien de sa famille de se réinsérer dans le monde du travail. Mais il devient le témoin impuissant de la fracture sociale de son quartier. »

Courts-métrage

(Salle Oreste)

10 h 30 – 11 h 30
La France qui se lève tôt de Hugo Chesnard, 20 minutes
Une opérette sociale sur le thème des sans-papiers. Ou comment l’histoire de l’expulsion d’un immigré se transforme en comédie musicale…
L’hiver est proche de Hugo Chesnard , 13 minutes
Louise, la trentaine, travaille comme agent en espaces verts dans une forêt proche d’un camp de Roms. Ses collègues et elle circulent à cheval, lequel facilite le contact.
Aïssa de Clément TREHIN, 8 minutes
Aïssa, une jeune Congolaise en situation irrégulière, est appréhendée par la police. Elle affirme avoir 17 ans, mais les autorités la croient majeure. Pour savoir si elle est expulsable, un médecin va l’examiner.

11 h 30

LT22 La Colifata, de Chloé Ouvrard et Pierre Barougier, 52 minutes
« La Radio La Colifata existe maintenant depuis huit ans. Elle est animée tous les samedis par des patients du plus grand hôpital psychiatrique de Buenos Aires. Cette radio apparait aujourd’hui comme une fenêtre ouverte sur l’univers psychiatrique, une alternative aux préjugés et à la peur.
Dans une réalité aussi dure, cette expérience rare, est l’occasion de porter un regard différent sur ces patients qui, l’espace d’un instant, échappent à leur quotidien pour nous livrer leur univers. »
théâtre

13 h 30 – 15 h
Conférence gesticulée
« Je tisse du lien social ou je prends mes précautions ? ». Jacqueline Etienne-Leclercq essaie de dénouer les nœuds de son histoire d’assistante sociale pour comprendre comment on peut renforcer le lien social au lieu de produire la « décohésion sociale ».
« La conférence gesticulante mélange savoirs théoriques et expériences vécues. C’est un outil d’éducation populaire par excellence. »

15 h 45 – 17 h 30
Théâtre Forum avec Miss Griff Association
Après la présentation de quelques situations du quotidien d’un travailleur social, les spectateurs vont devenir acteurs pour explorer les alternatives, s’entrainer à lutter et inventer sur scène pour mieux le faire dans la vie. La question est de savoir si dans certaines conditions, les personnes dites « accompagnées » et les travailleurs sociaux peuvent encore avoir une influence dans la lutte.

Expositions • stands • installations

(Toute la journée)

Romeurope
« Cette exposition s’inscrit dans un objectif de déconstruction des stéréotypes envers les Roms et vise de manière ludique et pédagogique – avec l’appui de dessins et de textes – à remettre un peu les idées à l’endroit et les préjugés à l’envers »

Expo BD
Planches graphiques de Quentin Dugay
« Il y a un peu plus de 10 ans, une crise d’adolescence explosive m’a conduit à de courts séjours en hôpital psychiatrique. Je ressassais depuis longtemps cette période de ma vie, sans parvenir à comprendre. A l’occasion d’un stage de bande dessinée, j’ai trouvé la manière d’exprimer ces moments, qui se diluent progressivement dans le temps. »

La Folie Grigny,
Rencontre/installation d’Adel Tincelin. À partir de 18 h
Durant 6 mois, de décembre 2013 à mai 2014, un appareil photo circule dans le bidonville de la Folie à Grigny, de baraque en baraque, entre les mains des femmes, afin de réaliser des images vidéos de leur quotidien. Cette rencontre suit la réalisation d’un livre l’année précédente avec les habitants d’un bidonville de Ris Orangis ».

Zone de gratuité Diggers
A San Francisco les Diggers avaient proclamé la gratuité révolutionnaire. Plus modestement, puisque le bazar des uns peut faire le bonheur des autres ! Amenez vos vêtements, livres, plantes… Ce n’est pas du troc, il est possible de donner sans prendre et inversement.

Collectifs de luttes, médias alternatifs, librairies, éditeurs indépendants
Avec la participation de la commission Action Travail Social Nuit Debout ; de l’éditeur « Libertalia » ; de la librairie de Bobigny « A la librairie » ; de collectifs militants ; d’équipes de prévention spécialisée, de fanzines, etc.

RESTAURATION/BUVETTE

Toute la journée : restauration légère
Le soir : repas africain préparé par « Femmes Relais »

SOIRéE EN MUSIQUE

« Paul et Dafné », musique grecque
Moïses peace and love, dub/reggae
Trotski Nautique, antifolk avec boite à rythmes

Espace enfants !

De 10 h à 19 h 30,
Espace prévu pour les bambins avec du dessin, des jeux de société, un coin pour les tout-petits …
15 h  : Atelier maquillage
16 h : Atelier peinture pour réaliser une fresque encadré par des animateurs

ENTREE LIBRE

Festival du travail social
Pour une société solidaire et l’émancipation des personnes !

Nous, membres de collectifs, associations, syndiqué(es), professionnel(le)s, étudiant(e)s, citoyen(ne)s …,

Aux actuelles logiques de management et de rentabilité et à la financiarisation du social, nous opposons une autre conception du social et du soin basée sur l’humain, le collectif, une parole politique (qui est actuellement confisquée au terrain), la rencontre... Les personnes accompagnées ne sont ni des marchandises ni des produits.

Rappelons-le : on ne gère pas l’autre, on l’accompagne.

Chaque citoyen est malmené au travers des attaques faites au social. Un désengagement financier des fonds publics s’opère envers les institutions.

Progressivement c’est le contrôle social qui se substitue au politique : en mettant en place des exigences normatives de plus en plus contraignantes sur les professionnels et sur les personnes accompagnées. Sous prétexte d’économies et de logique comptable : comptabilité des actes de soins, des rendez-vous, des coups de fil passés, un contrôle des personnes est en marche. Sous prétexte de partenariat et de secret partagé, le partage d’informations avec les mairies et la police est progressivement imposé aux acteurs du social détournant les objectifs d’émancipation et d’intégration vers des logiques de contrôle et de répression. Depuis la loi sur la prévention de la délinquance en 2007 les logiques sécuritaires et le contrôle social sont à l’œuvre et ont pris le pas sur des logiques éducatives. Par ailleurs se généralise un discours méprisant concernant les pratiques et références théoriques des travailleurs sociaux qui seraient rigides et fondées sur des références aux sciences humaines.

Nous continuerons à défendre la clinique et à miser sur l’importance d’élaborer et de penser dans les différents secteurs.

Nous souhaitons nous rassembler autour d’un festival du travail social où les professionnels, les personnes accompagnées, les familles et toutes personnes intéressées par le sujet, pourront témoigner et partager ce qui, au quotidien, peut tisser les solidarités et permettre à chacun de s’exprimer.

La forme de festival nous a paru essentielle car c’est aujourd’hui la créativité des professionnels du social qui est menacée, or c’est dans la créativité de leurs pratiques que les professionnels peuvent faire éclore la volonté d’émancipation de l’autre.


Cette journée sera l’occasion de créer des rencontres, d’échanger sur nos pratiques, nos valeurs, parler des luttes menées dans différents secteurs, de donner la parole à des personnes et équipes qui réfléchissent à des manières intéressantes de concevoir l’accompagnement, l’éducatif, le soin…

Rencontres-débats, expositions, concerts, théâtre forum, projections, tables de presse/médias alternatifs, salon du livre, zone de gratuité, espace enfant seront présents à cette occasion.

L’accès sera libre et ouvert à toutes et à tous.

Alors, bloquez la date du 14 mai 2016, si besoin d’hébergement, de co-voiturage, et pour toute demande d infos : festivalegats@outlook.fr

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