Bilan de la répression de la manif du 15 septembre par le groupe de défense collective (Defcol)

| Defcol

Le jeudi 15 septembre, le cortège de tête a répondu présent à la manifestation de rentrée contre la loi Travail. Les différentes annonces de la préfecture et des syndicats n’ont pas su faire taire la colère et la détermination des manifestants. Et puisque le mouvement continue, la répression aussi, dans la rue comme dans les tribunaux.

Qui peut oser croire aux déclarations de la préfecture de police ? À Paris, le ministère et la préfecture annoncent 4 manifestants blessés pour 8 flics blessés (15 sur toute la France). C’est simplement délirant, quiconque était présent le 15 septembre sait que les flics se sont montrés particulièrement agressifs, que les blessés graves étaient nombreux et qu’un manifestant a perdu un oeil.

Leurs fouilles, leurs intimidations, leurs coups de matraques, leurs tirs de grenades et de flash ball se sont conclus par des arrestations. D’après eux 17 personnes ont été interpellées à Paris, 62 sur toute la France.

À notre connaissance, huit manifestants sont passés en comparution immédiate, un mineur a été présenté devant un juge des enfants et une personne à qui une CRPC a été proposée (Comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité) l’a refusée. Cette dernière est donc convoquée à une date ultérieure.

Concernant les huit comparutions immédiates :

  • Le renvoi du procès a été demandé dans cinq cas. Tout le monde comparaîtra libre à la barre, avec un contrôle judiciaire pour 2 d’entre eux plus une interdiction de Paris pour l’un deux.
  • Deux manifestants ont été condamnés pour des jets de projectiles et rébellion. L’un à 6 mois ferme sans mandat de dépôt alors qu’il nie les faits, l’autre à 1 500 euros d’amende dont 1 000 avec sursis.
  • Enfin, un dernier a été relaxé. De l’aveu même de la proc, l’infraction n’était pas caractérisée, en gros les flics se contredisaient eux-même dans leur procès-verbal.

S’agissant du mineur, la juge a décidé son placement sous le statut de témoin assisté.

Mots-clefs : violences policières
Localisation : Paris

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