Répression - prisons

À Paris le rassemblement pour Rémi Fraisse se termine par une sauvage répression

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Compte rendu, par le collectif La Meute, du rassemblement à la mémoire de Rémi Fraisse. Débuté place de la République à Paris, après une déambulation et un tour en métro, le rassemblement s’est terminé à Ménilmontant sous les coups de matraques et les arrestations.

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Hier. [1] 19h30. Place de la République à Paris. Environ 300 personnes se rassemblent pour commémorer la mort de Rémi Fraisse, militant écologiste tué par les gendarmes à la grenade offensive lors d’une manifestation contre le barrage de Sivens en 2014. L’an dernier, la justice a déclaré les travaux du barrage illégaux, donnant raison aux militant.e.s et à Rémi. Elle n’a pas jugé bon de condamner comme il se doit les gendarmes responsables de la mort de Rémi.

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Aux environs de 20h30. Des slogans se font entendre, réclamant la justice pour Rémi. Une banderole est déployée, et la petite foule s’avance en direction d’une ligne de gendarmes mobile déployée aux abords du Canal Saint-Martin.

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Très vite, le quartier est bouclé par les gendarmes et les CRS venus massivement en renfort.

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Une situation ridicule. Grotesque. Cerné.e.s, une partie des manifestant.e.s s’engouffre dans le métro, et décide de partir en manifestation sauvage autre part dans Paris. Près de 200 personnes partent alors en métronifestation.

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21h. Le petit cortège se crée à Beaubourg, en sortant du métro. Il traverse tout le quartier, bondé à cette heure-ci de Parisien.ne.s réuni.e.s autour d’un verre. « Zyed, Bouna, Rémi et Adma : on oublie pas, on pardonne pas » est scandé en passant devant les terrasses du coin.

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Ce slogan prend évidemment tout son sens, alors qu’aujourd’hui même nous commémorons également les douze ans de la mort de Zyed et Bouna, ces deux garçons de Clichy-Sous-Bois poursuivis par la bac jusque dans un transformateur électrique.

21h30. Des sirènes se rapprochent. On s’engouffre à nouveau dans le métro, perdant du monde en chemin .

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22h. Arrivée à Ménilmontant [2], le petit cortège prend à partie un groupe de policiers se voulant menaçants. Ils [les policiers] se réfugient dans le KFC de la place, où ils finissent encerclés. L’un d’eux dégaine son arme de service. Tape sur la vitre. De nombreux renforts arrivent. La foule se disperse.

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22h30. Des manifestant.e.s sont interpellé.e.s. D’autres blessé.e.s. [3]

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P.-S.

Un rassemblement de solidarité avec les interpellé.e.s devant le commissariat du 20e a eu lieu le 27 octobre à 18h.
Texte et photos du collectif La Meute

Notes

[1Le 26 octobre 2017

[2En arrivant à Ménilmontant, poursuivi.e.s par la police, les manifestant.e.s choisissent de se disperser. Un groupe de policiers est pris à partie, et l’un des policiers, réfugiés dans un KFC, a sorti son arme en la pointant sur la foule et en tapant le carreau avec le canon.
Dans le métro, des manifestant.e.s sont matraqué.e.s au visage, leur sang recouvrant les murs du quai.
On dénombre au minimum, selon nos informations, 6 arrestations, et sûrement un.e blessé.e grave [EDIT : selon une source au moins 11 interpellations, au minimum 3 blessé.e.s et 1 malaise].
Nous tâcherons de faire tourner les informations qui, éventuellement, arriveraient dans la nuit."
source La Meute

[3A priori au moins une personne a été tabassé dans le métro. Des personnes sur twitter font echos de 6 à 7 arrestations, et de plusieurs blessés.
Si vous avez des infos n’hésitez pas à écrire à paris-luttes-infos(A)riseup.net ou
La Coordination contre la répression et les violences policières
stoprepression@riseup.net


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