6 juin à Saint-Denis : solidarité avec Nathalie !

Alors que le 1er juin se tient la réunion plénière du Comité National d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail, la SCNF continue à harceler les militant·es syndicaux : après avoir harcelé pendant des années Edouard qui a fini par se suicider début mars, la SNCF continue avec Nathalie en la menaçant de licenciement. La solidarité est une arme : tout·es ensemble sabotons la répression, faisons dérailler la politique managériale de la SNCF ! Rdv le 6 juin à partir de 11h30 au 15-17 Rue Jean-Philippe Rameau, Saint-Denis (RER Gare du stade de France).

Militer n’est pas un crime !

Comme vous le savez tous, notre amie et camarade de luttes, Nathalie Pradelle est sous la menace de sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu’à la radiation. Son seul délit : être une militante active, déléguée SUD-Rail et être une force de résistance dans une entreprise où Militer est devenu un crime ! Notre amie est convoquée le 6 juin à 13h30 à Saint-Denis pour un conseil de Discipline où la radiation est demandée !

Nous ne laisserons pas faire !! Nous allons leur montrer que nous sommes unis et prêts à défendre Nathalie malgré leur simulacre de tribunaux patronaux !!
Le 6 Juin à partir de 11H30, tous devant le CAMPUS Réseau à Saint-Denis, pour exiger l’annulation des sanctions !

Nombreux, montrons notre refus de cette politique de répression antisyndicale, faisons entendre raison à la direction !

Plus que jamais, dans un contexte d’attaques continuelles contre le droit du travail, les salarié(e)s ont besoin de collectifs de travail forts ; les patrons le savent et cherchent par tous les moyens à réduire au silence ceux qui remettent en cause leurs choix.

En tant que défenseur des travailleurs, nous ne nous laisserons pas bâillonner et exigeons le retrait des sanctions et des poursuites judiciaires engagées à l’encontre de tous ceux qui luttent contre la régression sociale et pour défendre leurs conditions de travail à la SNCF.

La Fédération SUD-Rail appelle l’ensemble des agents et toutes les organisations syndicales qui se mobilisent contre les lois ou accords régressifs, et contre la criminalisation du mouvement social et syndical à se mobiliser le 6 Juin pour signifier leur refus de l’autoritarisme patronal dans l’entreprise et exiger l’annulation des sanctions et l’arrêt des discriminations contre les militants syndicaux !
Le 6 juin devant le Campus Réseau, venez apporter votre soutien, échanger et débattre pour dire STOP à cette politique autoritaire !

  • Tous ensemble, condamnons avec fermeté les violences patronales et leur système qui plongent les salariés dans l’exaspération !
  • Condamnons ce management anxiogène et violent qui exclut et maltraite jusqu’au suicide ceux qui pensent autrement !
  • Exigeons le retrait des sanctions et des poursuites judiciaires engagées contre les syndicalistes et les salariés qui luttent !

L’ensemble des recettes de cette journée (Restauration, Buvette, Vente de tee-shirt…) sera intégralement reversé au fonds de solidarité pour soutenir les militants syndicaux qui subissent la répression.

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Militer n’est pas un crime - tract Sud Rail

COMITE DE SOUTIEN A NATHALIE PRADELLE

Bonjour à tous,

C’est au tour de Nathalie Pradelle de faire les frais de la répression antisyndicale à la SNCF. Cette femme de 44 ans, cheminote, cadre, horairiste (elle trace des marches/sillons pour les trains) à la DCS (l’ancien bureau horaire national qui a intégré le gros des salariés de l’ex RFF et fait partie de SNCF Réseau, branche accès réseau), secrétaire du CHSCT, déléguée du personnel et militante Sud-Rail vient d’être suspendue et la direction lui a notifié son intention de la radier des cadres, en clair, de la licencier ! Rien que ça !

La direction de la DCS a d’abord tenté de la déplacer sans son accord, puis de la placardiser en lui enlevant toutes ses missions d’adjointe encadrante.
Mais les interventions successives de deux inspecteurs du travail parisiens ont rappelé à l’entreprise les droits d’une salariée protégée. La direction harcèle pourtant notre camarade depuis plus d’un an et nous a finalement obligé au début du mois de janvier 2017 à recourir à l’aide d’un avocat puis sur les conseils de celui-ci et des indications de l’inspecteur du travail, au dépôt d’un dossier au tribunal des prud’hommes pour harcèlement.

Comprenant qu’elle ne parviendrait pas à ses fins, la direction a alors changé de tactique. Elle a réuni des cadres qui voulaient bien participer au lynchage de Nathalie et a tenté depuis peu de renverser les rôles, de se faire passer pour la victime au lieu de l’harceleur. Nathalie a été pistée, épiée, accusée de déstabiliser les managers et même de…marabouter son équipe ! Elle vivait dans un climat de suspicion permanente, difficile à vivre et à supporter malgré le soutien affirmé de son équipe et des autres délégués du personnel (et bien sûr de ses camarades de combat)

Coup tordu :

Le 1er mars, Nathalie Pradelle, reçoit une demande d’explication (701). On lui reproche d’avoir « été trouvé devant le poste de travail de sa chef, la souris à la main » !

Pour cela la direction n’envisage rien de moins que de la licencier alors qu’elle partage le bureau de sa DPX depuis 4 ans. La direction lui a notifié ce projet de sanction le jour même du rassemblement de soutien à la gare Saint Lazare en mémoire du suicide d’un délégué du personnel Sud-Rail de PSL, Edouard, victime de la répression antisyndicale. Est-ce un message à destination de notre camarade ?

A travers Nathalie Pradelle, c’est l’ensemble des délégués du personnel et des salariés d’Equinoxe (le site des horairistes) qui est visé. La direction de l’entreprise ne supporte pas qu’une femme, cadre, puisse en même temps faire son travail et défendre les intérêts des salariés. A travers son cas, c’est l’ensemble des cheminots d’Equinoxe que la direction veut faire taire et mettre au pas.

Nous recherchons le soutien de l’ensemble des syndicats et nous avons déjà obtenu au niveau de son établissement celui de l’UNSA, la CGT, FO et bien sûr SUD-Rail.

Nous souhaitons constituer, un comité de soutien en faveur de notre camarade pour faire connaitre la menace qui pèse sur elle, lutter contre cette injustice en la rendant publique, en faisant de son exemple un combat de tous les cheminots et les autres salariés pour le droit à l’expression syndicale et politique dans l’entreprise, et pour le droit des femmes.

Nathalie sera reçue en entretien par son directeur d’établissement. A cette occasion, nous souhaitons organiser un rassemblement, le plus massif possible, dynamique pour que cette menace de licenciement soit connue de tous et pour obliger la direction a retiré ses menaces.

Chers amis, camarades et collègues, on compte sur vous !

P.-S.

Dans la même zone, vous trouverez aussi notamment le campus SFR, Arcelor Mital, Siemens...

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