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Entretien avec l’historien Eric Aunoble : Du "Grand Soir" à "l’espoir levé à l’Est", comment le mythe révolutionnaire a-t-il perduré ?

Eric Aunoble, historien et enseignant à l’université de Genève qui interviendra le 11 novembre 2017 lors d’une journée de commémoration critique de 1917 "Chagrin révolutionnaire", a accepté de répondre à quelques questions préalables sur la Révolution russe et ses mythes. Merci à lui.

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Rock Against Police : des lascars s’organisent 6/6

Episode 6 : on n’a pas fini de marcher.
Le dernier concert Rock against police a lieu en mai 1982, un an avant l’arrivée de la « Marche pour l’égalité et contre le racisme » à Paris. Les tentatives de coordination expérimentées depuis plusieurs années par le réseau Rock against police, se multiplient à l’échelle nationale autour des luttes sur le logement, et à̀ travers les forums-justice. Partout, elles s’accompagnent de la création de leurs propres outils de communication (qu’il s’agisse de journaux papiers, de films vidéo ou d’émissions de radio).
En 1983, la dynamique de la Marche offre une caisse de résonance inédite à ces luttes concrètes et déjà anciennes, mais devient également l’enjeu de stratégies politiciennes qui connaîtront leur apogée avec la création de SOS racisme un an plus tard. La question de l’organisation et de l’autonomie de ces luttes se pose alors avec urgence.

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Rock Against Police : des lascars s’organisent 5/6

Episode 5 : « on n’est pas la pour gérer la misère ! » – s’inscrire et lutter dans un territoire.
Après plusieurs expériences, le réseau Rock against police organise deux nouveaux concerts à Nanterre en juin 1981 et en mai 1982. Depuis plusieurs années, les habitants des cités de transit, anciens occupants des bidonvilles, se battent pour de meilleures conditions de vies.
En octobre 1982, cinq mois après le dernier concert, Abdenbi Guemiah, un des organisateurs, est tué par un habitant des pavillons avoisinant la cité. Le réseau RAP et les habitants de la cité de transit s’organisent alors autour du procès du meurtrier et poursuivent la lutte pour le relogement de tous les habitants de la cité de transit.

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Rock Against Police : des lascars s’organisent 4/6

Episode 4 : les bandes sons de la révolte.
Le pari du réseau Rock Against Police s’appuie sur la dynamique sociale très forte qui entoure le rock et la musique au début des années 80, et voit émerger un peu partout des groupes, souvent éphémères, composés de jeunes prolos, banlieusards, français, immigrés. Que se soit à travers le punk, le blues, la soul, le funk, c’est la même urgence qui se retrouve partout où une jeunesse révoltée cherche à affirmer son vécu et ses besoins. Elle explique en partie, avec la défiance vis-à-vis de la police, la diffusion et la reprise de l’initiative Rock against police dans différentes villes françaises.
A Marseille, par exemple, où suite à une série de meurtres policiers, une bande de jeunes punks organise le 5 juillet 1980 un concert dans les quartiers nord de Marseille. Ou encore à Argenteuil, le 25 avril 81, où un concert est organisé en hommage à Djamel, un compagnon de lutte du réseau Rock Against Police, qui avec son pote musicien Mounsi, s’était battu pour l’avènement « d’une culture autonome immigrée ».

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Rock Against Police : des lascars s’organisent 3/6

Episode 3 : Police hors de nos quartiers ! S’organiser contre les crimes racistes et sécuritaires.
En mai 1980 à Vitry, un deuxième concert Rock against Police est organisé avec des habitants de la cité Couzy, mobilisés autour de la mort de Abdelkader Lareiche, tué par un gardien d’immeuble. Dénoncer au niveau national la politique sécuritaire et raciste dont les jeunes sont la cible, se coordonner et s’organiser concrètement face à la justice font partie des enjeux du réseau Rock against police. Mais ces concerts auto-organisés sont aussi un moyen de se réapproprier le territoire de la cité, « un moment parmi d’autres de circulation et de coordination des jeunes prolétaires de banlieue ». (Journal-tract Vitry).

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Rock Against Police : des lascars s’organisent 2/6

Episode 2 : Se rencontrer et se coordonner.
Le premier concert Rock Against Police, a lieu dans un squat du 20ème arrondissement de Paris, en avril 1980. Cette année là, 8000 jeunes immigrés se font expulser. Et en quelques mois, trois jeunes sont tués par des flics ou des beaufs racistes : Yazid Naïli à Strasbourg, Abdelkader Ghrib à Valenton, Abdelkader Lareiche à Vitry. Pour les « lascars », il faut réagir collectivement face à ces meurtres. L’organisation de ce concert est une première tentative de rencontres entre différents réseaux : habitants de cité de transit, jeunes banlieusards, rockers et punks, squatters et militants de l’autonomie.

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Rock Against Police : des lascars s’organisent 1/6

Episode 1 : S’affirmer tel qu’on est et pas tel qu’on devrait être.
Entre 1980 et 1983, l’expression Rock Against Police donne son nom à une série de concerts organisés au beau milieu des cités. Le réseau à l’initiative de ces concerts s’est constitué à travers des rencontres faites autour de la troupe de théâtre Week-end à Nanterre, des coordinations de luttes lycéennes, du journal de l’immigration Sans Frontière, des radios libres, des mobilisations contre les expulsions de jeunes immigrés et contre les crimes racistes et sécuritaires. Autant de réalités qui disent le bouillonnement « politico-culturel » qui caractérise alors la jeunesse métropolitaine et la banlieue. Les concerts Rock against police en seront l’une des expressions importantes : la tentative par des « jeunes immigrés et prolétaires » de se réapproprier leur « territoire social » quotidien et de se doter d’une « histoire politique propre »

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Rumeurs de France - Rencontre avec le Mili

Lors du mouvement contre la loi travail et son monde, nous (le Mili) avions donné une interview à nos camarades du site d’information italien infoaut pour expliquer la situation sociale en France, ainsi qu’expliquer nos positionnements sur ce qui fût un des plus long et fort mouvement des dernières décennies.
Nous avons décidé de la traduire pour que tout le monde puisse y avoir accès et commencer à documenter cette lutte au maximum. Une brochure sera également disponible d’ici peu.

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31 mars 2006 : la plus belle manif du monde ?

De la lutte contre le CPE à la Commune... Le soir de l’annonce de la promulgation de la loi par Chirac, une manifestation sauvage extraordinaire s’élance de Bastille au cri de "Paris, debout ! Réveille-toi !", des milliers de personnes y participent. Après un long parcours, elle finira à Montmartre très tard dans la nuit autour d’un immense feu de joie.

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Un film de luttes (documentaire, 1h17)

"Un film de luttes" a été réalisé à partir de sujets tournés pour Tv Bruits. Sans papiers, sans abris, conducteurs de trains en grève, handicapés en lutte, artistes squatteurs, habitants de bâtiments réquisitionnés... Un témoignage sur ce qui vit, agit, ne se résigne pas.
Documentaire. Réalisation, images et montage : Benoît Maestre. Tv Bruits 2014
Durée : 1h17
Film sous Licence Creative Commons By-NC-Nd 2.0 (ce qui vous autorise à le partager légalement et librement). A VOIR AUSSI SUR TV BRUITS
"Un (...)

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